Culture financière : Un concours national

Le ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels, en partenariat avec la Banque d’agriculture et de développement rural (BADR), ont organisé, hier à l’Institut national spécialisé dans la formation professionnelle pour le bâtiment et les travaux publics, une journée d’information et de sensibilisation sur la première édition du concours  national sur la culture financière.

Un concours, initié au profit des stagiaires, des professionnels et des étudiants de l’enseignement professionnel en fin de cycle de formation, qui débutera le 7 mars prochain au niveau de tous les instituts et les établissements nationaux spécialisés dans la formation et l’enseignement professionnels. L’objectif principal de ce concours national est, selon Mohamed Mebarki, ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, de « consolider, de créer et de diffuser la culture financière dans l’esprit des stagiaires et des étudiants de l’enseignement professionnel qui se préparent à entrer dans la vie professionnelle, en obtenant un emploi ou en créant une activité économique privée». Le premier responsable du secteur de la formation professionnelle a indiqué que l’autre objectif de cette journée d’information est d’informer et de sensibiliser les stagiaires et les étudiants en fin de formation professionnelle aux divers services du secteur bancaire, tels que ceux que propose la BADR, en particulier, comme l’ouverture d’un compte bancaire, un livret d’épargne, l’utilisation de la carte bancaire électronique dans les échanges commerciaux et la manipulation d’Internet dans les services bancaires (e.banking). Pour le ministre, « la maîtrise des compétences professionnelles associées aux activités économiques et financières est l’une des conditions fondamentales de succès de tout projet de renforcement des institutions». Il ajoutera également que la formation des ressources humaines est l’une des « missions principales du secteur de la formation professionnelle. Un secteur qui contribue à diversifier les offres de formation et à les adapter au marché du travail pour la qualification des candidats afin de mener à bien des projets, en particulier dans les secteurs économiques prioritaires, identifiés par le gouvernement comme secteurs stratégiques». «Par le biais de formations dans les domaines liés à la finance et en utilisant les technologies modernes de l’information et de la communication, nous visons à permettre aux diplômés du secteur qui souhaitent créer leurs entreprises de s’assurer de leur capacité à se tenir au courant des développements dans le domaine financier et de sécuriser leurs projets contre la concurrence», a également souligné le ministre au cours de cette rencontre, qui a aussi vu la présence du P-DG de la BADR, M. Boualem Djebbar.

Octroi de prix « conséquents »  aux trois premiers lauréats

Il faut dire que ce secteur est très attractif pour les recalés de l’enseignement classique, puisque rien qu’en 2018, le nombre total de diplômés dans le secteur de la formation et de l’enseignement professionnels s’élevait à 314.000, dont plus de 16.000 dans des domaines liés à la finance, tels que la comptabilité et la banque, les assurances, le marketing, les achats et la fourniture, les techniques comptables. Le ministre saisira aussi cette occasion pour indiquer qu’en raison de la situation du marché du travail, « nous avons dû prendre en compte la formation à l’entrepreneuriat, qui accompagne la formation des jeunes dans les professions libérales, une préoccupation constante, car elle ouvre plusieurs perspectives pour que les diplômés s’intègrent dans la vie sociale et professionnelle». M. Mebarki a rappelé, par ailleurs, que le ministère avait introduit un module sur les modalités de création et de gestion des micro-entreprises dans le programme de formation, et ce, en coordination avec les différents dispositifs de soutien à l’emploi, notamment l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (ANSEJ) et la Caisse nationale d’assurance-chômage (CNAC), afin de faire connaître les systèmes fiscaux, la gestion financière et administrative de l’entreprise et les transactions commerciales et bancaires.

Pour sa part, M. Djebbar a indiqué que ce concours s’inscrit dans le cadre de la contribution de la BADR dans l’ancrage de la culture financière chez les diplômés du secteur de la formation professionnelle et que celui-ci sera couronné par l’octroi de prix «conséquents» aux trois premiers lauréats de chaque wilaya.

Le premier lauréat bénéficiera d’un carnet d’épargne de 25.000 DA, le deuxième de 20.000 DA et le troisième de 15.000 DA. Les dix premiers lauréats au concours bénéficieront de comptes bancaires, de carnets d’épargne avec des montants financiers symboliques et de cartes bancaires. M. Djebbar a souligné que les trois premiers lauréats au niveau national seront recrutés dans les spécialités demandées par la BADR, outre la contribution de la banque dans l’accompagnement des diplômés du secteur de la formation professionnelle désirant créer des micro-entreprises et accéder au monde de l’entrepreneuriat.



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